Méthode GUILLARME

Quand la respiration rejoint la neurothérapie intégrative

Au fil des années, la Méthode Guillarme® a trouvé sa place auprès de nombreux professionnels de santé issus d’horizons variés : kinésithérapeutes, sages-femmes, ostéopathes, orthophonistes, médecins, podologues ou encore spécialistes des neurosciences.

Parmi eux, Guylaine Bédard et Joël Lemaire, neurothérapeutes et cofondateurs de l’Institut Neurosens au Canada, apportent aujourd’hui un témoignage particulièrement inspirant.

Après avoir dirigé pendant plus de vingt ans un centre de santé fonctionnelle à Montréal, ils ont observé que de nombreuses difficultés fonctionnelles ne pouvaient être comprises de manière isolée.

Comme ils l’expliquent :

« Certaines difficultés fonctionnelles ne peuvent pas être comprises de manière isolée. Elles mettent en jeu des coordinations plus profondes entre tonus, respiration, posture, régulation autonome et adaptation. »

C’est précisément cette vision globale qui les a conduits à s’intéresser à la Méthode Guillarme.

Selon eux :

« Là où l’on croit parfois travailler une fonction ciblée, elle permet en réalité de réengager une organisation d’ensemble. »

Cette réflexion rejoint directement les fondements de la méthode, qui vise à restaurer la synergie entre le diaphragme respiratoire, la sangle abdominale, le périnée et l’ensemble des mécanismes de gestion des pressions et de la posture.

Dans leur pratique de la neurothérapie intégrative, Guylaine Bédard et Joël Lemaire rappellent également une notion essentielle :

« Le corps et le cerveau ne peuvent pas être abordés séparément. »

Ils décrivent l’existence d’un « système tonico-ventilatoire », situé au carrefour de la respiration, de la verticalité, de la vigilance et de l’autorégulation.

Dans cette perspective, la Méthode Guillarme ne constitue pas simplement un outil supplémentaire :

« Elle participe à remettre le corps dans la boucle de régulation, d’apprentissage et de maturation. »

Cette vision ouvre des perspectives particulièrement intéressantes dans l’accompagnement de nombreux troubles fonctionnels où la respiration, la posture, le tonus et les capacités d’adaptation de l’organisme sont intimement liés.

Leur conclusion résume parfaitement ce qui fait la singularité de cette approche :

« Sa force est là : elle aide à restaurer des coordinations profondes, là où l’organisme s’était souvent contenté de compenser. »

Nous remercions chaleureusement Guylaine Bédard et Joël Lemaire pour ce témoignage qui illustre avec justesse la dimension globale et transversale de la Méthode Guillarme®, bien au-delà de ses indications habituelles.

« Au fil de notre pratique, dans notre centre de santé fonctionnelle que nous avons dirigé durant 20 ans à Montréal (CANADA), nous avons constaté que certaines difficultés fonctionnelles ne pouvaient pas être comprises de manière isolée.

Elles engagent souvent bien davantage que l’organe ou la fonction qui semble en cause. Elles mettent en jeu des coordinations plus profondes entre tonus, respiration, posture, régulation autonome et adaptation.

C’est dans ce contexte clinique que cette méthode nous est rapidement apparue comme particulièrement précieuse. Elle peut s’adresser à chacun et son efficacité est rapide car elle prend appui sur ce que nous partageons tous dès le commencement de la vie : une physiologie commune, organisée pour répondre à nos besoins fondamentaux.

Son intérêt, à nos yeux, ne se limite pas à son champ d’application immédiat. Elle agit comme une porte d’entrée vers une lecture plus globale du vivant. Là où l’on croit parfois travailler une fonction ciblée, elle permet en réalité de réengager une organisation d’ensemble.

C’est ce qui la rend si intéressante pour nous dans le cadre de la neurothérapie intégrative. Nous y retrouvons cette idée essentielle : le corps et le cerveau ne peuvent pas être abordés séparément. Les troubles de régulation, d’attention, de sommeil, d’émotion ou de contrôle fonctionnel s’inscrivent souvent dans une désorganisation plus large des équilibres toniques, respiratoires et posturaux.

Dans notre vocabulaire, cela rejoint ce que nous décrivons comme le système tonico-ventilatoire : un système de coordination fondamental, au carrefour de la verticalité, de la respiration, de la vigilance et de l’autorégulation.

Dans cette logique, la méthode Guillarme prend toute sa valeur. Elle ne vient pas simplement s’ajouter à d’autres outils. Elle participe à remettre le corps dans la boucle de régulation, d’apprentissage et de maturation.

C’est pourquoi nous pensons qu’elle peut intéresser bien au-delà de son cadre habituel, notamment tous les professionnels qui cherchent à comprendre comment certaines fonctions apparemment distinctes dépendent en réalité d’une même trame physiologique. Pour nous, sa force est là : elle aide à restaurer des coordinations profondes, là où l’organisme s’était souvent contenté de compenser. »